Le Cocotier
La
dominante de cet arbre dans le paysage tahitien est
relativement récente puisque sa mise en place débuta
il y a un siècle environ. Auparavant, les cocotiers
présents dans les zones habitées, étaient moins nombreux
que l'arbre à pain.
Symbole de vacances, doucement penché sur la plage
blonde, le cocotier fut en fait l'arbre à tout faire
des Polynésiens qui l'ont diffusé dans toutes les îles.
Du haut de sa dernière palme jusqu'aux racines, toutes
les parties du haari étaient utilisées brutes ou travaillées,
dans tous les domaines de la vie.
Comestibles d'abord, la noix et le cœur des jeunes
feuilles représentent les parties nourricières du cocotier.
Le cœur très tendre se mange en salade et la noix dont
on consomme aussi l'eau, donne, après pressage de l'amande
râpée, le fameux lait de coco. Les palmes, tressées,
deviennent des nattes, des tuiles de toitures, des chapeaux,
visières ou des paniers. Leurs nervures secondaires
le niau, fines baguettes, servent de brochettes et de
balais. La bourre qui recouvre la noix, dont la
fibre est tressée ou cordée, servait à toutes les ligatures
chez les anciens et reste aujourd'hui un lien végétal
d'un très bel ocre, utilisée dans la décoration en général.
Le tronc est encore employé à l'occasion comme matériau
de construction, son écorce et ses racines entrent dans
la composition de médicaments. Enfin l'amande séchée
produit de l'huile après pressage. Utilisée surtout
en parfumerie, elle est la base du monoi et de certains
savons. Il faut 20 cocos pour produire 3 litres d'huile.